Selon les statistiques européenne, le racisme a une bonne base et semble ne pas vouloir quitter nos contrées... ni hélas aucune autre.
Quelque fois, il s'agit d'un racisme clair, déclaré, voire même revendiqué.
Quelque fois, par contre, c'est beaucoup plus insidieux. Celui-là, on le connaît tous, c'est celui qui s'approche "l'air de rien".
Vous ne voyez pas?
Mais si, celui qui commence invariablement par "je ne suis pas raciste, mais...". Vous avez déjà remarqué ce petit "mais"? En général, ce seul petit mot, "mais", permet l'ignominie discrète, la "crapulerie" du bout des lèvres, le chuchotement assassin, le délit (car le racisme est bien un délit) sur la pointe des pieds.

L'Italie reste bien entendu pour moi un pays de mille merveilles. Un pays rêvé et rempli de rêves à venir.
J'aime l'Italie follement, mais-ah! il y a toujours ce petit mais- c'est aussi un pays qui voit "fleurir" le racisme de base, éclairé et revendiqué. La xénophobie dans certain milieu tend à se banaliser. Et certains hommes politiques ont décidé de donner le "bon exemple". L'extrême droite (ou proche) chante les louanges d'une haine réconfortante pour certains.

C'est une histoire que l'on connaît par coeur: quand l'économie ne rempli plus ses promesses (non que l'économie en elle-même ne se porte pas bien, mais quand l'économie n'est plus un moyen mais une fin, le monde devient fou et les "petites gens" perdent tout), alors le politique et l'institutionnel sont pointé du doigt... et bien entendu, le plus facile c'est de détourner ces doigts accusateurs vers d'autres cibles. En effet, quand on ne comprend pas, plutôt que se poser des questions, il est beaucoup plus simple de chercher (et généralement on trouve très vite) et de trouver des boucs émissaires. Et on pourrait étrangement croire alors que les étrangers ne sont là que pour ça.

En Italie (mais ne généralisons quand même pas... disons dans certaines régions d'Italie), on ne prend plus les gants avec le racisme "ordinaire":
"Avec les immigrés, il faut utiliser les mêmes méthodes que les SS: pour chaque tort infligé à un citoyen italien, il faut punir 10 étrangers" (au hasard, il va sans dire).
Ces paroles sortent de la bouche d'un politicien de la Ligue du nord, mais des paroles similaires ont été servie aussi de la bouche de 2 autres partis: d'Alliance nationale, ou de "forza Italia" (les 3 partis se présentant ensemble aux prochaines élections, derrière son altesse Berlusconi).

La solution toute trouvée serait donc le retour au nazisme!
Et oui, il suffisait d'y penser! C'était pourtant si simple.

Et le pire, c'est que ça marche!
Et le pire, c'est que ça plaît.
Le pire, c'est qu'ils vont probablement gagner les élections avec leur racisme primaire.
Cela peut paraître incroyable, mais c'est vrai! C'est le retour de ce délinquant multirécidiviste à l'avant plan politique... et le retrait de ses "petits" problèmes avec la justice.

L'Italie est un pays magnifique, mais...
Mais, il commence à me faire peur.