Ce dimanche 8 octobre est un jour d'élections communales et provinciales en Belgique.
Il s'agit là du niveau de pouvoir le plus proche des citoyens et dès lors l'enjeu est de très grande importance. Les yeux sont bien entendu rivés sur le score des 4 principaux partis: le PS, le MR, le CDH et Ecolo. Mais un grain de sable risque toujours d'enrayer la machine démocratique: l'extrême-droite. Les médias européens se sont montrés attentifs aux élections belges les analysant comme un baromètre politique susceptible de faire tâche d'huile dans les pays limitrophes.

La partie nord de la Belgique est minée depuis plusieurs années par le "Vlaams belang", (parti nationaliste flamand dont des associations proches ont été en 2004 condamnées pour racisme et xénophobie).
Selon les estimations actuelles (21h), le Vlaams belang tend à s'installer assez confortablement dans le paysage politique flamand. Il s'agit d'un parti qui se banalise et entre dans une culture "traditionnelle".
Le "cordon sanitaire" (déclaration des partis démocratiques de ne pas négocier avec l'extrême-droite) devrait cependant être maintenu. Mais la tension avec ce parti qui engrange de plus en plus de voix tend à s'e rétrécir et certains responsables politiques manifestent dans plus d'une commune la tentation nauséabonde de courtiser ce parti.

Au sud du pays, par chance, l'extrème droite reste en-dessous de la barre des 10 % (ce qui est quand même très élevé). Cela ne veut pas dire pour autant que nous sommes à l'abri d'une politisation de la peur et qu'il y a chez nous une "éthique citoyenne" qui nous protègerait de ce fléau autodestructeur d'une société (aucun Etat ayant vu l'extrème droite prendre le pouvoir ne peut se vanter d'avoir vu les libertés conservées et le droit respecté). Restons vigilants et continuons à lutter contre cette peste brune. 10 % de votes pour l'extrêmes-droite cela représente clairement une démocratie en danger, une démocratie malade qu'il faut soigner à tout prix.