Le thé: Lapsang souchong (thé noir fumé)


Feuilles: entières, noires, longues et quelque peu torsadées.

Couleur de la liqueur: brune.

Parfum: c'est un thé "fort" dont le parfum évoque certains aliments fumés (ex: le jambon).

Liqueur en bouche: le goût correspond assez bien au parfum. L'aspect fumé est dominant. Il développe néanmoins des parfums boisés assez subtils qui en font un thé à la fois "fort" et "délicat". Lourd pour qui n'apprécie pas, fluide et racé pour qui sait le savourer.
Beaucoup détestent ce thé. D'autres ne jurent que par lui.

Impression en final: belle longueur aromatique.

Remarque: faible en théine, on le boit à n'importe quelle heure de la journée (ou de la soirée).


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Le moment: on ne choisit pas ce thé par hasard. Il est doux à qui sait l'apprécier. Il est inabordable pour les autres.
Tour à tour comparé à un morceau de bois brûlé, à une viande fumée, à du caoutchouc usé ou à un pneu de voiture ayant parcouru 2.000 km sans arrêt (comparaison étonnante pour qui n'a jamais goûté un pneu de voiture), ce thé est précédé d'une très mauvaise réputation. Pourtant, dès lors qu'on l'apprivoise, il se révèle doux et subtil. Et, le fait est à souligner, ce thé qui évoque les chaudes soirées passées devant un feu de bois, était très fortement apprécié au 221, Bakerstreet. En effet avant, pendant ou après sa pipe, Sherlock Holmes se laissait séduire par cette gouleyante boisson où il puisait, n'en doutons pas, son sens de la déduction.